Abbaye SYLVA PLANA
Mercredi 15 mars : je rencontre mon ami cyril qui me propose de nous retrouver autour d'un verre de vin pour refaire le monde et, accessoirement faire la bonne vieille blague du fromage qui disparaît de l'assiette (si, si, c'est tordant ! ) à notre ami vincent. Nous nous retrouvons donc au BIHAN Café autour d'une bouteille qui a ensoleillé ma journée : FAUGERES 2003, "La Closeraie" Abbaye SYLVA PLANA...
Un vin comme j'aimerais en retrouver plus souvent : une bombe de fruits, de la fraîcheur, de la chair. En bouche, gourmandise de fruits mûrs, un peu sur le fruit surmûri d'ailleurs mais c'est ce qui lui donne son caractère..L'évolution est déjà entamée, c'est un vin à boire dès aujourd'hui sur une viande rouge ou une planche de charcuterie !
par françois gautier
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coup de coeur du jour !
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Clos Fourtet 1975...
Pour une occasion particulière, je décide de déguster cette bouteille de Clos Fourtet qui me tendait les bras dans le magasin...Il y a certains moments comme celui d'une dégustation qui vous entraîne dans un instant presque irréél, voir imaginaire où le temps s'arrête ; l'instant où vous dégustez ce genre de bouteille en fait partie tant la spontanéité du vin vous frappe dès l'ouverture...
Les arômes se sont évidemment partagés entre le cuir, les épices et les fruits rouges mûrs, cuits avec une dominante animale plutôt agréable donnant du caractère au vin. Ce qui est étonnant, c'est la fraîcheur et la jeunesse du vin, sur un millésime certes toujours agréable car placé parmi les grands...La longueur du vin était elle aussi au rendez-vous, avec toujours plus de fraîcheur en finale : un grand moment !
Je décide de m'aventurer sur un autre terroir pour le repas suivant avec un château de la Négly, cuvée "La Falaise" 2005 : le Languedoc produit des grands vins et cette cuvée en est l'illustration parfaite, preuve en est qu'il ne faut pas forcément mettre des fortunes pour acquérir des vins provenant de ce terroir comme certains producteurs ont essayé de nous le faire comprendre lors de l'engouement sur ces vins il y a quelques années...
Ce vin est d'une richesse incroyable, avec une sensation de croquer dans le fruit frais remarquable compte tenu de la densité du vin qui ne tombe jamais dans la lourdeur. L'ensemble est diaboliquement souple et fruité, donnant une sensation de gourmandise magnifique ! Le prix d'une telle bouteille demeure raisonnable alors aventurez vous sur ces terroirs du Languedoc qui vos séduiront par leur diversité !
Le débat à fait rage il y a quelques mois sur l'utilisation des copeaux de bois. Les ardents défenseurs de cette pratique ont pretexté la défense contre la concurrence déloyale des vins "étrangers" mais je trouve que c'est un peu facile.
Certes, les vins du "nouveau monde" suivent d'autres régles que les nôtres avec les USA, par exemple, où l'indication de cépage (Cabernet-Sauvignon, Merlot...) sur la bouteille signifie que le vin est élaboré avec 80% au minimum de ce cépage mais aller jusqu'a 100% reste le choix des vignerons. L'utilisation des copeaux ou autres procédés sont aussi autorisés dans l'autre hémisphère...La France aujourd'hui a réussi à conserver son terroir à peu près intact mais pour combien de temps ? Les vignerons qui se battent tous les jours pour conserver notre identité sont nombreux et je me bats pour eux tous les jours ! L'arrivée de telles pratiques n'est que de la poudre aux yeux destinées à favoriser les grandes maisons et les vins de marque qui, avec l'argent brassé par les poids lourds du secteur, ont tout loisir d'implanter leur vins sur le marché.
C'est bien d'un faux débat qu'il s'agit : le problème, c'est que la France a du mal à se vendre à l'étranger en terme de vin et que les vignerons, trop cloisonnés dans leur appellation et leur difficultés financières ne réussissent pas à s'unir pour mettre en valeur le terroir auquel nous sommes tant attachés.
Alors l'utilisation des fameux copeaux ne résoudra rien, et ne servira qu'a diluer une offre déjà très étendue et désorganisée (on le voit très bien avec les politiques commerciales malsaines menées par les grandes maisons auprès des cavistes comme moi !). Les vins deviendront anonymes, très loin alors de défendre l'idée de terroir, tout cela pour s'aligner sur une offre de vins étrangers qui ne représentent que 3 à 4% des ventes dans l'hexagone aujourd'hui ! Alors il est ridicule de dire qu'il faut "inventer" de nouveaux produits pour contrer ceux-là : ce n'est qu'un mensonge auquel il faut tourner le dos en faisant confiance aux vignerons qui respectent le sol et les clients à tous les niveaux. Les vins concentrés et lourds ne font plus recette, et on reviens sur des vins authentiques, dieu merci : lors d'une récente dégustation à Bordeaux, j'ai eu l'occasion de déguster plusieurs vins issus de propriétés d'appellations différentes mais vinifiés avec les conseils d'un consultant parmis les plus demandés aujourd'hui. Le résultat, sur 5 vins dégustés j'ai eu l'impression de déguster 5 fois le même vin avec le même dénominateur commun cependant, l'utilisation de techniques "très" modernes pour "gonfler" les vins...Alors par pitié, laissons un peu de place à la nature et aux vignerons authentiques et les consommateurs que nous sommes accorderont peut-être à nouveau leur totale confiance aux produits du terroir...Seule ombre au tableau de l'espoir que je souhaite voir naître, l'INAO a autorisé récemment l'utilisation à titre expérimental des copeaux de bois, tout comme le fût en son temps la micro-oxygénation...
par françois gautier
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coups de gueule !
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Il y souvent beaucoup d'entre vous qui me demandent comment je rencontre les vignerons avec qui je travaille : la convivialité de notre métier facilite en général beaucoup ces rencontres mais certaines sont vraiment particulières et le domaine SINGLA (mon ami Laurent) en fait partie !
Lorsque je travaillais chez un concurrent avant de m'installer à mon compte rue Lakanal, un joyeux luron a un jour débarqué en me proposant de déguster ses vins...Je faisais partie à l'époque d'une des catégories de cavistes citées dans son blog (je vous laisse deviner laquelle, vous aurez droit à un cadeau si vous me rendez visite !!) et je n'ai malheureusement pas peu acheter ses vins à l'époque, me jurant de les vendre le jour où je serais "chez moi" !
C'est chose faite aujourd'hui, après quelques dégustations au "Mas St Michel" et à "St Laurent de la Salanque", et des heures à faire courrir le pauvre Merlot ( qui adore le raisin mais ne peut malheureusement boire que de l'eau !) après des pommes de pain...Je vous ferai découvrir les vins de mon ami Laurent dans de prochains articles !